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Les métamorphoses de la question sociale / Robert Castel
Titre : Les métamorphoses de la question sociale : une chronique du salariat Type de document : Livres, articles, périodiques Auteurs : Robert Castel (1933-2013), Auteur Editeur : [Paris] : Fayard Collection : L' Espace du politique, ISSN 0247-9613 Importance : 490 p. Présentation : couv. ill. en coul. Format : 24 cm ISBN/ISSN/EAN : 978-2-213-59406-4 Prix : 190 F Note générale : Index Langues : Français (fre) Mots-clés : Sociologie Question sociale Travail Entreprise Problèmes sociaux Histoire Europe de l'Ouest Salariat Index. décimale : 316 Sociologie Résumé : C'est l'émergence d'une société salariale qui a engendré la civilisation du travail. En son sein, la position sociale de l'individu dépend de l'emploi qu'il occupe et sa protection sociale est subordonnée à son statut de salarié. À l'âge moderne, la précarité économique engendre la vulnérabilité sociale et l'érosion des systèmes de protection. Or, cette incertitude des statuts (chômeurs de longue durée, allocataires de revenu minimum, etc.) ne crée pas seulement des exclus, mais fragilise le lien social et fait perdre à l'État son pouvoir d'intégration à mesure que la condition salariale se délite.
Après avoir décrit la lente mise en place de la dépendance salariale, puis sa remise en cause sous la pression de l'économie de marché, l'auteur montre que seul l'État est encore capable d'imposer un minimum de protection sociale pour limiter les effets d'un individualisme négatif qui n'a libéré le travailleur de ses anciennes dépendances que pour l'abandonner à l'aléatoire de la recherche d'un emploi et de la quête de sa subsistance. --Madeleine Sorel --
Revue de presse
La longue marche du salariat
Le salariat, en un siècle, était parvenu à endiguer précarité et exclusion. Le retour de ces plaies du travail moderne, qui frappent les plus démunis, marque le délitement de cet édifice.
Pas de solutions au chômage dans cette somme minutieuse qui décortique la construction du salariat au fil du siècle qui s'achève. Mais une analyse précise des racines de cette condition qui est passée de celle d' indignité sociale à un statut capable de rivaliser avec celui du travail indépendant et de la propriété.
Envisagé et vécu comme une forme moderne du servage - il s'agissait de fixer les émigrants des campagnes -, le salariat s'est petit à petit organisé au gré des rapports de forces et de l'action collective comme un rempart à la précarité et à l'exclusion. Deux fléaux, insiste l'historien sociologue, que nos sociétés industrielles ont certes déjà connus, mais de façon sinon plus brutale, du moins plus mortelle qu'aujourd'hui. Différence notable, note-t-il, l'exclusion hier s'accompagnait de famine. Aujourd'hui, Ed et autres distributeurs à prix cassés sont venus y remédier.
C'est pourquoi Robert Castel préfère parler de désaffiliation plutôt que d'exclusion. Et de mettre le doigt sur les zones grises de l'emploi qui se répandent entre l'intégration totale dans l'entreprise, dotée de tout l'arsenal conquis collectivement, et la rue: ce monde flou où se croisent CDD, intérimaires, stagiaires, contrats de réinsertion, érémistes.
Un constat qui n'en fait pas pour autant un militant de l'insertion, dont il dénonce les risques de néophilanthropie, proche des tentatives de moralisation de la classe ouvrière au xixe. A ceci près qu'alors les moralisateurs offraient en contrepartie à la bonne conduite une réelle intégration dans le monde du travail, tandis qu'aujourd'hui le bon chômeur ne se voit plus offrir qu'un maigre filet de sécurité avant la marginalisation totale.
Sans contester le bien-fondé des analyses qui posent les jalons de la société postsalariale, Robert Castel souligne néanmoins le prix payé par les plus démunis et les plus fragiles pour cette mutation historique. La société salariale, reconnaît-il, n'est pas une entité éternelle. C'est une formation sociale relativement récente, et qui aura une fin. Le problème étant de gérer l'intermède. Le statut du salariat, dit-il, correspondait à une forme de compromis social, à l'acceptation d'une certaine domestication du marché. Le marché s'est réveillé, l'action collective s'est délitée. Elle est sans doute à réinventer, sous d'autres formes, pour l'édification d'un nouveau compromis. --Pascale-Marie Deschamps-- -- L'ExpansionLes métamorphoses de la question sociale : une chronique du salariat [Livres, articles, périodiques] / Robert Castel (1933-2013), Auteur . - [Paris] : Fayard, [s.d.] . - 490 p. : couv. ill. en coul. ; 24 cm. - (L' Espace du politique, ISSN 0247-9613) .
ISBN : 978-2-213-59406-4 : 190 F
Index
Langues : Français (fre)
Mots-clés : Sociologie Question sociale Travail Entreprise Problèmes sociaux Histoire Europe de l'Ouest Salariat Index. décimale : 316 Sociologie Résumé : C'est l'émergence d'une société salariale qui a engendré la civilisation du travail. En son sein, la position sociale de l'individu dépend de l'emploi qu'il occupe et sa protection sociale est subordonnée à son statut de salarié. À l'âge moderne, la précarité économique engendre la vulnérabilité sociale et l'érosion des systèmes de protection. Or, cette incertitude des statuts (chômeurs de longue durée, allocataires de revenu minimum, etc.) ne crée pas seulement des exclus, mais fragilise le lien social et fait perdre à l'État son pouvoir d'intégration à mesure que la condition salariale se délite.
Après avoir décrit la lente mise en place de la dépendance salariale, puis sa remise en cause sous la pression de l'économie de marché, l'auteur montre que seul l'État est encore capable d'imposer un minimum de protection sociale pour limiter les effets d'un individualisme négatif qui n'a libéré le travailleur de ses anciennes dépendances que pour l'abandonner à l'aléatoire de la recherche d'un emploi et de la quête de sa subsistance. --Madeleine Sorel --
Revue de presse
La longue marche du salariat
Le salariat, en un siècle, était parvenu à endiguer précarité et exclusion. Le retour de ces plaies du travail moderne, qui frappent les plus démunis, marque le délitement de cet édifice.
Pas de solutions au chômage dans cette somme minutieuse qui décortique la construction du salariat au fil du siècle qui s'achève. Mais une analyse précise des racines de cette condition qui est passée de celle d' indignité sociale à un statut capable de rivaliser avec celui du travail indépendant et de la propriété.
Envisagé et vécu comme une forme moderne du servage - il s'agissait de fixer les émigrants des campagnes -, le salariat s'est petit à petit organisé au gré des rapports de forces et de l'action collective comme un rempart à la précarité et à l'exclusion. Deux fléaux, insiste l'historien sociologue, que nos sociétés industrielles ont certes déjà connus, mais de façon sinon plus brutale, du moins plus mortelle qu'aujourd'hui. Différence notable, note-t-il, l'exclusion hier s'accompagnait de famine. Aujourd'hui, Ed et autres distributeurs à prix cassés sont venus y remédier.
C'est pourquoi Robert Castel préfère parler de désaffiliation plutôt que d'exclusion. Et de mettre le doigt sur les zones grises de l'emploi qui se répandent entre l'intégration totale dans l'entreprise, dotée de tout l'arsenal conquis collectivement, et la rue: ce monde flou où se croisent CDD, intérimaires, stagiaires, contrats de réinsertion, érémistes.
Un constat qui n'en fait pas pour autant un militant de l'insertion, dont il dénonce les risques de néophilanthropie, proche des tentatives de moralisation de la classe ouvrière au xixe. A ceci près qu'alors les moralisateurs offraient en contrepartie à la bonne conduite une réelle intégration dans le monde du travail, tandis qu'aujourd'hui le bon chômeur ne se voit plus offrir qu'un maigre filet de sécurité avant la marginalisation totale.
Sans contester le bien-fondé des analyses qui posent les jalons de la société postsalariale, Robert Castel souligne néanmoins le prix payé par les plus démunis et les plus fragiles pour cette mutation historique. La société salariale, reconnaît-il, n'est pas une entité éternelle. C'est une formation sociale relativement récente, et qui aura une fin. Le problème étant de gérer l'intermède. Le statut du salariat, dit-il, correspondait à une forme de compromis social, à l'acceptation d'une certaine domestication du marché. Le marché s'est réveillé, l'action collective s'est délitée. Elle est sans doute à réinventer, sous d'autres formes, pour l'édification d'un nouveau compromis. --Pascale-Marie Deschamps-- -- L'ExpansionRéservation
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Rangé en Support Localisation Section Disponibilité Code-barres Cote Livres Bibliothèque HELMo CFEL Libre-Accès Exclu du prêt CFEL1348 Cote Livres Bibliothèque HELMo CFEL Libre-Accès Exclu du prêt CFEL1349 301.1/CAS Livres Centre de ressources documentaires de l'HELMo ESAS Libre-Accès Disponible ES432 301.1/CAS Livres Centre de ressources documentaires de l'HELMo ESAS Libre-Accès Disponible ES438 Et si les pauvres nous humanisaient / Colette Collard-Gambiez
Titre : Et si les pauvres nous humanisaient Type de document : Livres, articles, périodiques Auteurs : Colette Collard-Gambiez, Auteur ; Michel Collard-Gambiez, Auteur Editeur : [Paris] : Fayard Année de publication : 2004 Importance : 259 p. Présentation : couv. ill. Format : 22 cm ISBN/ISSN/EAN : 978-2-213-62159-3 Prix : 16 EUR Note générale : Bibliogr. p. 255-256 Langues : Français (fre) Mots-clés : Sans-abri Protection, assistance, etc. France 1990-.... Attitudes Comportement d'aide Index. décimale : 364.662-051 Pauvres Résumé : Pourquoi sommes-nous toujours plus émus par le dénuement matériel des pauvres que par leur détresse existentielle ? Plus enclins à vouloir résoudre leurs problèmes qu'à entrer en relation personnelle avec eux ? Etre exclu, ce n'est pas d'abord manquer de nourriture ou d'un toit, mais plus fondamentalement c'est ne pas avoir de place, une place signifiante au sein de la communauté humaine. C'est pourquoi il y a urgence à passer d'une charité secourable à une présence qui se propose et se dispose à entendre et à recevoir pleinement la parole, la pensée, l'amitié de ceux-là mêmes que nous pensons devoir aider. A partir des diverses questions que suscite leur engagement auprès des personnes sans domicile et des témoignages qu'ils ont reçus d'elles, les auteurs développent des réflexions de fond non seulement sur les pauvres, mais aussi sur notre regard, notre approche et notre relation à l'autre en général, au différent, à la personne en souffrance, quelle que soit la nature de celle-ci. Avec exigence et lucidité, ils nous invitent à démanteler nos schémas de pensée, à revisiter nos comportements individuels et collectifs, à démasquer nos réticences et nos blocages. A regarder en face notre impuissance et les échecs, ou ce que nous considérons comme tel, pour en comprendre le sens. Un livre dense à l'écriture engagée, qui, à partir d'une éthique de l'altérité, éveille à une véritable humanisation de nous-mêmes. Et si les pauvres nous humanisaient [Livres, articles, périodiques] / Colette Collard-Gambiez, Auteur ; Michel Collard-Gambiez, Auteur . - [Paris] : Fayard, 2004 . - 259 p. : couv. ill. ; 22 cm.
ISBN : 978-2-213-62159-3 : 16 EUR
Bibliogr. p. 255-256
Langues : Français (fre)
Mots-clés : Sans-abri Protection, assistance, etc. France 1990-.... Attitudes Comportement d'aide Index. décimale : 364.662-051 Pauvres Résumé : Pourquoi sommes-nous toujours plus émus par le dénuement matériel des pauvres que par leur détresse existentielle ? Plus enclins à vouloir résoudre leurs problèmes qu'à entrer en relation personnelle avec eux ? Etre exclu, ce n'est pas d'abord manquer de nourriture ou d'un toit, mais plus fondamentalement c'est ne pas avoir de place, une place signifiante au sein de la communauté humaine. C'est pourquoi il y a urgence à passer d'une charité secourable à une présence qui se propose et se dispose à entendre et à recevoir pleinement la parole, la pensée, l'amitié de ceux-là mêmes que nous pensons devoir aider. A partir des diverses questions que suscite leur engagement auprès des personnes sans domicile et des témoignages qu'ils ont reçus d'elles, les auteurs développent des réflexions de fond non seulement sur les pauvres, mais aussi sur notre regard, notre approche et notre relation à l'autre en général, au différent, à la personne en souffrance, quelle que soit la nature de celle-ci. Avec exigence et lucidité, ils nous invitent à démanteler nos schémas de pensée, à revisiter nos comportements individuels et collectifs, à démasquer nos réticences et nos blocages. A regarder en face notre impuissance et les échecs, ou ce que nous considérons comme tel, pour en comprendre le sens. Un livre dense à l'écriture engagée, qui, à partir d'une éthique de l'altérité, éveille à une véritable humanisation de nous-mêmes. Exemplaires
Rangé en Support Localisation Section Disponibilité Code-barres aucun exemplaire Qu'est-ce que la démocratie ? / Alain Touraine
Titre : Qu'est-ce que la démocratie ? Type de document : Livres, articles, périodiques Auteurs : Alain Touraine (1925-....), Auteur Editeur : [Paris] : Fayard Importance : 297 p. Format : 24 cm ISBN/ISSN/EAN : 978-2-213-59201-5 Prix : 130 F Note générale : Bibliogr. p. 279-288. Bibliogr. des oeuvres d'A. Touraine p. 4. Index Langues : Français (fre) Mots-clés : Politique Démocratie Index. décimale : 320 Politique Résumé : Ce livre propose une réponse à l'interrogation qui naît d'un double refus, celui de l'Etat mobilisateur trop arrogant et celui du face-à-face trop dangereux du marché et des tribus. Quel contenu positif pouvons-nous donner à une idée démocratique qui ne peut pas être réduite à un ensemble de garanties contre le pouvoir autoritaire?
Cette interrogation s'impose à la philosophie politique, mais aussi à l'action la plus concrète quand elle cherche à combiner la loi de la majorité avec le respect des minorités, à réussir l'insertion des immigrés dans une population, à obtenir un accès normal des femmes à la décision politique, à empêcher la rupture entre le Nord et le Sud.
La réponse que nous cherchons doit, par priorité, nous protéger du danger le plus présent, celui de la dissociation croissante entre l'instrumentalité du marché et du monde technique d'un côté, l'univers clos des identités culturelles de l'autre. Comment combiner l'unité du premier et la fragmentation du second, l'objectivité et le subjectif? Comment recomposer un monde qui se casse en morceaux? Pouvons-nous concilier l'égalité des droits et la diversité des convictions et des genres de vie?
Ce travail prolonge la réflexion sur laquelle s'achevait mon précédent ouvrage, Critique de la modernité. De même que philosophie politique et philosophie morale sont étroitement associées dans la pensée contemporaine, j'ai voulu montrer qu'un lien nécessaire unissait la culture démocratique à l'idée de sujet.Qu'est-ce que la démocratie ? [Livres, articles, périodiques] / Alain Touraine (1925-....), Auteur . - [Paris] : Fayard, [s.d.] . - 297 p. ; 24 cm.
ISBN : 978-2-213-59201-5 : 130 F
Bibliogr. p. 279-288. Bibliogr. des oeuvres d'A. Touraine p. 4. Index
Langues : Français (fre)
Mots-clés : Politique Démocratie Index. décimale : 320 Politique Résumé : Ce livre propose une réponse à l'interrogation qui naît d'un double refus, celui de l'Etat mobilisateur trop arrogant et celui du face-à-face trop dangereux du marché et des tribus. Quel contenu positif pouvons-nous donner à une idée démocratique qui ne peut pas être réduite à un ensemble de garanties contre le pouvoir autoritaire?
Cette interrogation s'impose à la philosophie politique, mais aussi à l'action la plus concrète quand elle cherche à combiner la loi de la majorité avec le respect des minorités, à réussir l'insertion des immigrés dans une population, à obtenir un accès normal des femmes à la décision politique, à empêcher la rupture entre le Nord et le Sud.
La réponse que nous cherchons doit, par priorité, nous protéger du danger le plus présent, celui de la dissociation croissante entre l'instrumentalité du marché et du monde technique d'un côté, l'univers clos des identités culturelles de l'autre. Comment combiner l'unité du premier et la fragmentation du second, l'objectivité et le subjectif? Comment recomposer un monde qui se casse en morceaux? Pouvons-nous concilier l'égalité des droits et la diversité des convictions et des genres de vie?
Ce travail prolonge la réflexion sur laquelle s'achevait mon précédent ouvrage, Critique de la modernité. De même que philosophie politique et philosophie morale sont étroitement associées dans la pensée contemporaine, j'ai voulu montrer qu'un lien nécessaire unissait la culture démocratique à l'idée de sujet.Réservation
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Rangé en Support Localisation Section Disponibilité Code-barres 320/TOU Livres Centre de ressources documentaires de l'HELMo ESAS Libre-Accès Disponible ES1053 Violences urbaines, violence sociale / Stéphane Beaud
Titre : Violences urbaines, violence sociale : genèse des nouvelles classes dangereuses Type de document : Livres, articles, périodiques Auteurs : Stéphane Beaud, Auteur ; Michel Pialoux (1939-....), Auteur Editeur : [Paris] : Fayard Année de publication : 2003 Importance : 425 p. Présentation : couv. ill. en coul. Format : 24 cm ISBN/ISSN/EAN : 978-2-213-61457-1 Prix : 22 EUR Note générale : Bibliogr. p. 415-421 Langues : Français (fre) Mots-clés : Violence Émeutes France Montbéliard (Doubs) Jeunesse Ouvrier Précarité Travail Chômage Immigration Conditions sociales Classes sociales Intégration sociale Études de cas Violence urbaine Ville Cité Index. décimale : 308 Phénomènes de société Résumé : De quoi est faite la violence urbaine qui surgit de manière récurrente à la périphérie des grandes villes de France ? Qui sont vraiment les jeunes qui y participent ? Par quel cheminement en viennent-ils à défier l'ordre public, les personnes et les biens ?
Pour répondre à ces questions, les auteurs du désormais classique Retour sur la condition ouvrière (Fayard, 1999) ont appliqué leur méthode d'investigation à une émeute.
Une émeute urbaine survient le 12 juillet 2000 à Montbéliard, cette petite ville industrielle de l'Est de la France, le pays de l'empire Peugeot. Cette éruption de violence, à laquelle participent les jeunes de la ZUP, arrive dans un contexte de très forte reprise économique dans le bassin d'emploi : les automobiles Peugeot se vendent alors bien, la filière tout entière tourne à plein régime.
Pour éclairer ce paradoxe apparent (une émeute surgie alors que tous les clignotants passaient au vert), Stéphane Beaud et Michel Pialoux, qui connaissent remarquablement le terrain (ils y auront travaillé au total plus de dix ans), nous invitent à plonger avec eux dans l'épaisseur de l'histoire et à tourner le regard vers le monde du travail, afin de nous faire saisir la complexité du temps vécu (au-delà des statistiques et des images d'Epinal), toucher du doigt ce qu'a été la violence sociale accumulée au temps du chômage et de l'absolue précarité, prendre la mesure de la coupure intervenue entre les habitants des cités (c'est-à-dire les familles d'immigrés) et le reste de la société.
C'est alors que cet événement singulier, l'émeute dans la ZUP de Montbéliard ce 12 juillet 2000, se révèle dans sa validité exemplaire, comme le symptôme même de la destructuration des classes populaires, et plus exactement, comme le produit de la reprolétarisation de leurs fractions les plus dominées.
Où l'on comprend que les politiques sécuritaires qui nous sont aujourd'hui proposées passent à côté de l'essentiel : la fabrique sociale des émeutiers.
Biographie de l'auteur
Stéphane Beaud est maître de conférences en sociologie à l'université de Nantes, chercheur associé au CSU-CNRS et au Laboratoire de sciences sociales de l'Ecole normale supérieure (Ulm).
Michel Pialoux est chercheur au Centre de sociologie européenne (CNRS) et chercheur associé au Laboratoire de sciences sociales de l'Ecole normale supérieure (Ulm).Violences urbaines, violence sociale : genèse des nouvelles classes dangereuses [Livres, articles, périodiques] / Stéphane Beaud, Auteur ; Michel Pialoux (1939-....), Auteur . - [Paris] : Fayard, 2003 . - 425 p. : couv. ill. en coul. ; 24 cm.
ISBN : 978-2-213-61457-1 : 22 EUR
Bibliogr. p. 415-421
Langues : Français (fre)
Mots-clés : Violence Émeutes France Montbéliard (Doubs) Jeunesse Ouvrier Précarité Travail Chômage Immigration Conditions sociales Classes sociales Intégration sociale Études de cas Violence urbaine Ville Cité Index. décimale : 308 Phénomènes de société Résumé : De quoi est faite la violence urbaine qui surgit de manière récurrente à la périphérie des grandes villes de France ? Qui sont vraiment les jeunes qui y participent ? Par quel cheminement en viennent-ils à défier l'ordre public, les personnes et les biens ?
Pour répondre à ces questions, les auteurs du désormais classique Retour sur la condition ouvrière (Fayard, 1999) ont appliqué leur méthode d'investigation à une émeute.
Une émeute urbaine survient le 12 juillet 2000 à Montbéliard, cette petite ville industrielle de l'Est de la France, le pays de l'empire Peugeot. Cette éruption de violence, à laquelle participent les jeunes de la ZUP, arrive dans un contexte de très forte reprise économique dans le bassin d'emploi : les automobiles Peugeot se vendent alors bien, la filière tout entière tourne à plein régime.
Pour éclairer ce paradoxe apparent (une émeute surgie alors que tous les clignotants passaient au vert), Stéphane Beaud et Michel Pialoux, qui connaissent remarquablement le terrain (ils y auront travaillé au total plus de dix ans), nous invitent à plonger avec eux dans l'épaisseur de l'histoire et à tourner le regard vers le monde du travail, afin de nous faire saisir la complexité du temps vécu (au-delà des statistiques et des images d'Epinal), toucher du doigt ce qu'a été la violence sociale accumulée au temps du chômage et de l'absolue précarité, prendre la mesure de la coupure intervenue entre les habitants des cités (c'est-à-dire les familles d'immigrés) et le reste de la société.
C'est alors que cet événement singulier, l'émeute dans la ZUP de Montbéliard ce 12 juillet 2000, se révèle dans sa validité exemplaire, comme le symptôme même de la destructuration des classes populaires, et plus exactement, comme le produit de la reprolétarisation de leurs fractions les plus dominées.
Où l'on comprend que les politiques sécuritaires qui nous sont aujourd'hui proposées passent à côté de l'essentiel : la fabrique sociale des émeutiers.
Biographie de l'auteur
Stéphane Beaud est maître de conférences en sociologie à l'université de Nantes, chercheur associé au CSU-CNRS et au Laboratoire de sciences sociales de l'Ecole normale supérieure (Ulm).
Michel Pialoux est chercheur au Centre de sociologie européenne (CNRS) et chercheur associé au Laboratoire de sciences sociales de l'Ecole normale supérieure (Ulm).Réservation
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Rangé en Support Localisation Section Disponibilité Code-barres 308.6/BEA Livres Centre de ressources documentaires de l'HELMo ESAS Libre-Accès Disponible ES1162 Liberté & Cie / Brian M. Carney
Titre : Liberté & Cie : quand la liberté des salariés fait le bonheur des entreprises Type de document : Livres, articles, périodiques Auteurs : Brian M. Carney, Auteur ; Isaac Getz, Auteur Editeur : [Paris] : Fayard Année de publication : 2012 Importance : 1 vol. (386 p.) Format : 24 cm ISBN/ISSN/EAN : 978-2-213-66281-7 Prix : 22,50 EUR Mots-clés : Organisation du travail Personnel -- Direction Satisfaction au travail Personnel -- Participation à la gestion Management -- Employee participation Success in business Index. décimale : 331 Travail. Emploi. Economie du travail. Organisation du travail Note de contenu : Sommaire :
1. Les sociétés "comment et les sociétés "pourquoi" : comment ne pas diriger une entreprise
2. Managez-vous votre entreprise pour les "trois pour cent" ? : une entreprise d'exception ne confond pas l'exception et la règle
3. Des artisans aux automates : les origines de la culture du "comment"
4. Liberté ne veut pas dire anarchie : une entreprise libérée doit avoir une vision commune
5. Pourquoi ils l'ont fait : deux déclencheurs de la campagne de libération
6. Quel est votre problème (et celui de vos salariés) ? : inventer un environnement qui traite les gens en égaux
7. Libérer une entreprise déjà existante : comment communiquer directement avec vos salariés
8. De la motivation à l'automotivation (1) : au-delà de la grâce et de l'égalité intrinsèque
9. De la motivation à l'automotivation (2) : des pratiques de travail et de gestion nutritives
10. A la recherche des bottes perdues : laisser les salariés s'autodiriger et se développer, ça paye
11. Les anti-Mad men : un publicitaire en quête de paix et de liberté
12. Le secret du leadership libérateur : comment les paradoxes et la sagesse contribuent à la liberté
13. Le paradoxe ultime : la culture du bonheur conduit à des performances de niveau mondial
14. Faire voler des papillons en formation : préserver la liberté sur la duréeLiberté & Cie : quand la liberté des salariés fait le bonheur des entreprises [Livres, articles, périodiques] / Brian M. Carney, Auteur ; Isaac Getz, Auteur . - [Paris] : Fayard, 2012 . - 1 vol. (386 p.) ; 24 cm.
ISBN : 978-2-213-66281-7 : 22,50 EUR
Mots-clés : Organisation du travail Personnel -- Direction Satisfaction au travail Personnel -- Participation à la gestion Management -- Employee participation Success in business Index. décimale : 331 Travail. Emploi. Economie du travail. Organisation du travail Note de contenu : Sommaire :
1. Les sociétés "comment et les sociétés "pourquoi" : comment ne pas diriger une entreprise
2. Managez-vous votre entreprise pour les "trois pour cent" ? : une entreprise d'exception ne confond pas l'exception et la règle
3. Des artisans aux automates : les origines de la culture du "comment"
4. Liberté ne veut pas dire anarchie : une entreprise libérée doit avoir une vision commune
5. Pourquoi ils l'ont fait : deux déclencheurs de la campagne de libération
6. Quel est votre problème (et celui de vos salariés) ? : inventer un environnement qui traite les gens en égaux
7. Libérer une entreprise déjà existante : comment communiquer directement avec vos salariés
8. De la motivation à l'automotivation (1) : au-delà de la grâce et de l'égalité intrinsèque
9. De la motivation à l'automotivation (2) : des pratiques de travail et de gestion nutritives
10. A la recherche des bottes perdues : laisser les salariés s'autodiriger et se développer, ça paye
11. Les anti-Mad men : un publicitaire en quête de paix et de liberté
12. Le secret du leadership libérateur : comment les paradoxes et la sagesse contribuent à la liberté
13. Le paradoxe ultime : la culture du bonheur conduit à des performances de niveau mondial
14. Faire voler des papillons en formation : préserver la liberté sur la duréeRéservation
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Rangé en Support Localisation Section Disponibilité Code-barres 331 CAR Livres Bibliothèque HELMo Campus de l'Ourthe Libre-Accès Disponible CO1509 Voyage aux pays du coton / Erik Orsenna
PermalinkL'énigme du don / Maurice Godelier
PermalinkPenser l'économie autrement. Conversations avec Marc Lambrechts / Paul Jorion
PermalinkLa grande désillusion / Joseph Eugene Stiglitz
PermalinkL' horreur économique / Viviane Forrester
PermalinkSur la plage, un homme en noir / Marina Vlady
PermalinkPour une économie positive / Jacques Attali
PermalinkCombats inachevés / Paul-Henri SPAAK
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