[article] in Santé mentale > 294 (Janvier-Février 2025) . - p. 34-38 Titre : | Osons prendre le temps de soigner [Dossier : "On n'a plus le temps de soigner !"] | Type de document : | Livres, articles, périodiques | Auteurs : | Yannis Constantinidès | Année de publication : | 2025 | Article en page(s) : | p. 34-38 | Langues : | Français (fre) | Mots-clés : | Ethique médicale Soins Relations personnel médical-patient Temps | Résumé : | "Le temps est court désormais". Ce célèbre constat de Saint Paul, débarrassé de son contexte messianique, colle parfaitement à notre époque pressée (d'en finir ?...). Par les temps qui courent, chacun de nous se comporte comme s'il était constamment engagé dans un compte à rebours. Ballottés d'une urgence à l'autre, nous n'avons plus le temps d'être; nous nous contentons alors de les "gérer" au mieux, avec le sentiment amer de ne jamais être réellement présents à ce que nous faisons. On assiste ainsi à une déréalisation et désubjectivation du temps, réduit à une simple ressource comptable. Le soin, par définition lent et patient, ne peut qu'en pâtir. Pour retrouver la disponibilité psychique nécessaire à l'acte de soigner, il faut donc commencer par détendre le temps. |
[article] Osons prendre le temps de soigner [Dossier : "On n'a plus le temps de soigner !"] [Livres, articles, périodiques] / Yannis Constantinidès . - 2025 . - p. 34-38. Langues : Français ( fre) in Santé mentale > 294 (Janvier-Février 2025) . - p. 34-38 Mots-clés : | Ethique médicale Soins Relations personnel médical-patient Temps | Résumé : | "Le temps est court désormais". Ce célèbre constat de Saint Paul, débarrassé de son contexte messianique, colle parfaitement à notre époque pressée (d'en finir ?...). Par les temps qui courent, chacun de nous se comporte comme s'il était constamment engagé dans un compte à rebours. Ballottés d'une urgence à l'autre, nous n'avons plus le temps d'être; nous nous contentons alors de les "gérer" au mieux, avec le sentiment amer de ne jamais être réellement présents à ce que nous faisons. On assiste ainsi à une déréalisation et désubjectivation du temps, réduit à une simple ressource comptable. Le soin, par définition lent et patient, ne peut qu'en pâtir. Pour retrouver la disponibilité psychique nécessaire à l'acte de soigner, il faut donc commencer par détendre le temps. |
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