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Auteur Vincent Di rocco
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Faire une suggestion Affiner la recherchePartager la face cachée du soin... / Vincent Di rocco in Santé mentale, 276 (Mars 2023)
[article]
in Santé mentale > 276 (Mars 2023) . - p. 54-57
Titre : Partager la face cachée du soin... Type de document : Livres, articles, périodiques Auteurs : Vincent Di rocco Année de publication : 2023 Article en page(s) : p. 54-57 Note générale : Cet article fait partie du dossier " Cultiver ses compétences émotionnelles ". Langues : Français (fre) Mots-clés : Distance thérapeutique analyse de la pratique élaboration psychique émotion identité professionnelle impasse thérapeutique infirmier institution psychose relation thérapeutique soignant soin psychiatrique vécu Résumé : Comment « mettre en culture » les émotions de chacun au service d'une compréhension commune et humanisante des soins ? Un groupe d'analyse de la pratique explore les sensations, émotions et sentiments des soignants.
Distance et proximité sont souvent en débat dès que le soin se fait relation. La plupart du temps, il s'agit, en fait, de la prise en compte, perçue comme embarrassante, d'une série d'éprouvés allant de la sensation au sentiment en passant par l'émotion. Ces termes soulignent une évidence : pas de prise de distance possible sans l'acceptation d'une certaine proximité, d'un partage d'affect qui nourrit l'empathie et la réflexion. Le souci actuel des institutions d'objectiver et de mesurer les pratiques soignantes afin de les rendre quantifiables risque toujours de repousser les émotions vers un registre qualifié de « subjectif », vite pensé comme une variable parasitant la dimension « rationnelle » et rigoureuse du soin. Pourtant, cette opposition ne tient pas. Le neuro-biologiste Damasio a depuis longtemps corrigé « l'erreur de Descartes » séparant l'esprit, la « chose pensante », du corps non pensant caractérisé par une « étendue » et des organes « mécaniques ». Damasio ré-ancre l'esprit dans le corps en étudiant les effets des pathologies neurologiques sur la perception des émotions et le développement d'une pensée et la capacité à effectuer des choix rationnels et assumés. Il souligne que c'est la perception des émotions et des sentiments qui fonde la capa- cité à produire des raisonnements et également des choix. Paradoxalement, selon Damasio, la « passion » nourrit la « raison ». Les « transmissions ciblées » se nourrissent de « transmissions sensibles », sans ressenti repérable, pas de possibilité de choix rationnel, pas de projet construit ajusté et viable.
Mais se saisir de son monde émotionnel au sein d'un cadre professionnel et de normes d'emploi collectives n'est pas toujours aisé. Le détour par l'autre, par autrui, pour se « réfléchir » dans son regard est bien souvent nécessaire... D'autant plus que les émotions diverses qui s'imposent à nous dans le cadre des soins psychiatriques ne sont pas forcément les plus agréables à vivre, même si elles sont parfois incontournables. C'est dans ce registre qu'œuvrent pour partie les groupes d'analyse de la pratique et les supervisions collectives. Le travail groupal, qui interroge la dimension relationnelle et intersubjective du soin psychique, va soutenir l'expression et la transformation de cet ensemble sensible formé par des sensations, des émotions ou des sentiments, voire des passions... La mise en groupe en elle-même ne suffit pas : se reconnaître dans le vécu d'autrui avec ses différences est une étape qui sera la base d'une dynamique exploratoire des vécus de chacun.[article] Partager la face cachée du soin... [Livres, articles, périodiques] / Vincent Di rocco . - 2023 . - p. 54-57.
Cet article fait partie du dossier " Cultiver ses compétences émotionnelles ".
Langues : Français (fre)
in Santé mentale > 276 (Mars 2023) . - p. 54-57
Mots-clés : Distance thérapeutique analyse de la pratique élaboration psychique émotion identité professionnelle impasse thérapeutique infirmier institution psychose relation thérapeutique soignant soin psychiatrique vécu Résumé : Comment « mettre en culture » les émotions de chacun au service d'une compréhension commune et humanisante des soins ? Un groupe d'analyse de la pratique explore les sensations, émotions et sentiments des soignants.
Distance et proximité sont souvent en débat dès que le soin se fait relation. La plupart du temps, il s'agit, en fait, de la prise en compte, perçue comme embarrassante, d'une série d'éprouvés allant de la sensation au sentiment en passant par l'émotion. Ces termes soulignent une évidence : pas de prise de distance possible sans l'acceptation d'une certaine proximité, d'un partage d'affect qui nourrit l'empathie et la réflexion. Le souci actuel des institutions d'objectiver et de mesurer les pratiques soignantes afin de les rendre quantifiables risque toujours de repousser les émotions vers un registre qualifié de « subjectif », vite pensé comme une variable parasitant la dimension « rationnelle » et rigoureuse du soin. Pourtant, cette opposition ne tient pas. Le neuro-biologiste Damasio a depuis longtemps corrigé « l'erreur de Descartes » séparant l'esprit, la « chose pensante », du corps non pensant caractérisé par une « étendue » et des organes « mécaniques ». Damasio ré-ancre l'esprit dans le corps en étudiant les effets des pathologies neurologiques sur la perception des émotions et le développement d'une pensée et la capacité à effectuer des choix rationnels et assumés. Il souligne que c'est la perception des émotions et des sentiments qui fonde la capa- cité à produire des raisonnements et également des choix. Paradoxalement, selon Damasio, la « passion » nourrit la « raison ». Les « transmissions ciblées » se nourrissent de « transmissions sensibles », sans ressenti repérable, pas de possibilité de choix rationnel, pas de projet construit ajusté et viable.
Mais se saisir de son monde émotionnel au sein d'un cadre professionnel et de normes d'emploi collectives n'est pas toujours aisé. Le détour par l'autre, par autrui, pour se « réfléchir » dans son regard est bien souvent nécessaire... D'autant plus que les émotions diverses qui s'imposent à nous dans le cadre des soins psychiatriques ne sont pas forcément les plus agréables à vivre, même si elles sont parfois incontournables. C'est dans ce registre qu'œuvrent pour partie les groupes d'analyse de la pratique et les supervisions collectives. Le travail groupal, qui interroge la dimension relationnelle et intersubjective du soin psychique, va soutenir l'expression et la transformation de cet ensemble sensible formé par des sensations, des émotions ou des sentiments, voire des passions... La mise en groupe en elle-même ne suffit pas : se reconnaître dans le vécu d'autrui avec ses différences est une étape qui sera la base d'une dynamique exploratoire des vécus de chacun."Patient clivé, patient clivant" / Vincent Di rocco in Santé mentale, 306 (Avril 2026)
[article]
in Santé mentale > 306 (Avril 2026) . - p. 32-37
Titre : "Patient clivé, patient clivant" Type de document : Livres, articles, périodiques Auteurs : Vincent Di rocco, Auteur Année de publication : 2026 Article en page(s) : p. 32-37 Note générale : Cet article fait partie du dossier "Patient clivant ?". Langues : Français (fre) Mots-clés : Analyse de la pratique Cas clinique Clivage Équipe soignante Mécanisme de défense Moi Objet:Processus psychique Psychose Transfert Résumé : Le clivage est un mécanisme de défense où le Moi se scinde pour faire coexister une adaptation à la réalité et un profond trouble de la représentation psychique, protégeant ainsi le sujet d'une angoisse d'effondrement face à un traumatisme impensable. Ce texte offre une analyse clinique et théorique sur la dynamique du clivage, concept pivot de la psychanalyse, pour comprendre les pathologies limites et psychotiques. Il illustre également comment un mécanisme de défense interne (le patient clivé) se traduit par une tension relationnelle et institutionnelle (le patient clivant). [article] "Patient clivé, patient clivant" [Livres, articles, périodiques] / Vincent Di rocco, Auteur . - 2026 . - p. 32-37.
Cet article fait partie du dossier "Patient clivant ?".
Langues : Français (fre)
in Santé mentale > 306 (Avril 2026) . - p. 32-37
Mots-clés : Analyse de la pratique Cas clinique Clivage Équipe soignante Mécanisme de défense Moi Objet:Processus psychique Psychose Transfert Résumé : Le clivage est un mécanisme de défense où le Moi se scinde pour faire coexister une adaptation à la réalité et un profond trouble de la représentation psychique, protégeant ainsi le sujet d'une angoisse d'effondrement face à un traumatisme impensable. Ce texte offre une analyse clinique et théorique sur la dynamique du clivage, concept pivot de la psychanalyse, pour comprendre les pathologies limites et psychotiques. Il illustre également comment un mécanisme de défense interne (le patient clivé) se traduit par une tension relationnelle et institutionnelle (le patient clivant). Premières confrontations aux états psychotiques / Vincent Di rocco in Santé mentale, 297 (Mai 2025)
[article]
in Santé mentale > 297 (Mai 2025) . - p. 41-45
Titre : Premières confrontations aux états psychotiques Type de document : Livres, articles, périodiques Auteurs : Vincent Di rocco Année de publication : 2025 Article en page(s) : p. 41-45 Note générale : Cet article fait partie du dossier " Le premier entretien ". Langues : Français (fre) Mots-clés : Études de cas Intersubjectivité Premier entretien Psychologues Psychoses Psychothérapie analytique Résumé : Les premières rencontres cliniques avec des patients souffrant de psychose, en particulier lors du premier entretien, sont particulièrement complexes. Elles ne commencent pas simplement par des mots prononcés dans un bureau, mais sont souvent précédées par un réseau relationnel et administratif, rendant la frontière entre le passé et le présent floue. Lors de ces premiers échanges, le patient peut exprimer des souffrances difficiles à verbaliser, souvent dans un état d'angoisse ou de froideur, ce qui crée une situation d'impasse pour le clinicien. L'auteur insiste sur le fait que ces rencontres sont marquées par un désarroi, une "attaque de la pensée" ou une mobilisation de registres psychiques particuliers, rendant la compréhension difficile. La clinique des psychoses se caractérise par une désymbolisation, où les représentations deviennent chaotiques, insensées ou inaccessibles, ce qui déstabilise aussi le thérapeute. Cependant, cette situation d'incompréhension fait partie intégrante du processus thérapeutique, permettant de travailler sur une représentation inachevée ou insaisissable, plutôt que sur une représentation refoulée. Établir une situation thérapeutique avec des patients psychotiques demande au clinicien une capacité particulière à accueillir des reproductions psychiques chaotiques et à penser avec des "pensées sauvages", en acceptant l'incomplétude et l'irreprésentable comme partie intégrante du processus de soin. [article] Premières confrontations aux états psychotiques [Livres, articles, périodiques] / Vincent Di rocco . - 2025 . - p. 41-45.
Cet article fait partie du dossier " Le premier entretien ".
Langues : Français (fre)
in Santé mentale > 297 (Mai 2025) . - p. 41-45
Mots-clés : Études de cas Intersubjectivité Premier entretien Psychologues Psychoses Psychothérapie analytique Résumé : Les premières rencontres cliniques avec des patients souffrant de psychose, en particulier lors du premier entretien, sont particulièrement complexes. Elles ne commencent pas simplement par des mots prononcés dans un bureau, mais sont souvent précédées par un réseau relationnel et administratif, rendant la frontière entre le passé et le présent floue. Lors de ces premiers échanges, le patient peut exprimer des souffrances difficiles à verbaliser, souvent dans un état d'angoisse ou de froideur, ce qui crée une situation d'impasse pour le clinicien. L'auteur insiste sur le fait que ces rencontres sont marquées par un désarroi, une "attaque de la pensée" ou une mobilisation de registres psychiques particuliers, rendant la compréhension difficile. La clinique des psychoses se caractérise par une désymbolisation, où les représentations deviennent chaotiques, insensées ou inaccessibles, ce qui déstabilise aussi le thérapeute. Cependant, cette situation d'incompréhension fait partie intégrante du processus thérapeutique, permettant de travailler sur une représentation inachevée ou insaisissable, plutôt que sur une représentation refoulée. Établir une situation thérapeutique avec des patients psychotiques demande au clinicien une capacité particulière à accueillir des reproductions psychiques chaotiques et à penser avec des "pensées sauvages", en acceptant l'incomplétude et l'irreprésentable comme partie intégrante du processus de soin. Une relation qui soigne la subjectivité / Vincent Di rocco in Santé mentale, N°230 (Septembre)
[article]
in Santé mentale > N°230 (Septembre) . - p. 42-47
Titre : Une relation qui soigne la subjectivité Type de document : Livres, articles, périodiques Auteurs : Vincent Di rocco, Auteur Année de publication : 2018 Article en page(s) : p. 42-47 Langues : Français (fre) Mots-clés : Pratique réflexive Relation de soins Transfert (psychologie) Présentations de cas Projection Psychiatrie Relations entre professionnels de santé et patients Résumé : L’attention des soignants « attracte » l’investissement subjectif tumultueux des patients et attire l’expression de leurs souffrances psychiques. Repères psychodynamiques pour comprendre les mouvements qui traversent et animent la relation. [article] Une relation qui soigne la subjectivité [Livres, articles, périodiques] / Vincent Di rocco, Auteur . - 2018 . - p. 42-47.
Langues : Français (fre)
in Santé mentale > N°230 (Septembre) . - p. 42-47
Mots-clés : Pratique réflexive Relation de soins Transfert (psychologie) Présentations de cas Projection Psychiatrie Relations entre professionnels de santé et patients Résumé : L’attention des soignants « attracte » l’investissement subjectif tumultueux des patients et attire l’expression de leurs souffrances psychiques. Repères psychodynamiques pour comprendre les mouvements qui traversent et animent la relation.


